|
état de grâce sur le marché de la dette |
|
|
|
|
Écrit par loréal
|
|
Samedi, 26 Mai 2012 07:26 |
Par Sébastien Julian (Reuter)
Depuis l'élection du nouveau Président, l'euro et les taux d'intérêt baissent. La France n'a jamais emprunté à un coût aussi bas. Du coup la charge de la dette risque de diminuer de plusieurs milliards.
François Hollande était censé provoquer l'angoisse des marchés. Son arrivée au pouvoir, synonyme de dépenses ruineuses et de clash avec l'Allemagne, devait faire remonter les taux d'intérêt à long terme. Mais il n'en est rien. C'est même l'inverse qui se produit ! Depuis l'annonce du résultat des élections, le 6 mai dernier, le taux d'emprunt de la France sur les marchés obligataires a baissé de 40 points de base. Le rendement des obligations à 10 ans est même tombé à 2,47%, le niveau le plus bas jamais enregistré.
François Hollande aurait-il des super pouvoirs? La réponse est évidemment négative. Le nouveau Président profite, indéniablement, d'un concours de circonstances. Depuis quelques semaines, la crise s'est accentuée dans les pays périphériques de la zone euro. La Grèce, qui refuse de continuer sur la voie de l'austérité, n'a pas réussi à former de gouvernement. La probabilité qu'elle sorte de la zone euro n'a jamais été aussi élevée. En Espagne, les banques sont criblées de dettes et la récession fait rage, ce qui fait exploser le taux de chômage. En Italie aussi la croissance cale en raison des mesures d'austérité et des réformes. Ces mauvaises nouvelles ont tendance à faire baisser l'euro sur le marché des changes. Elles incitent aussi les investisseurs à concentrer leurs achats d'obligations publiques sur les pays qui ont le moins de problèmes économiques, notamment l'Allemagne, les Etats-Unis... et la France. Et ce sont ces achats de titres qui font baisser les taux d'intérêt à long terme. "La détente actuelle des taux français n'est pas liée à la victoire de M. Hollande, mais à des facteurs hors de France. Paris est vu par défaut comme un placement très sûr face à ses voisins d'Europe du sud", commente ainsi Frédérik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole.
Cependant, François Hollande n'est pas complètement étranger à l'embellie sur les marchés. Ses idées sur la croissance ont fait bouger les lignes sur le Vieux continent. Elles ont abouti à  des mesures de relance qui, si elles ne suffisent pas à sortir l'économie de l'ornière, donneront en tous cas un peu d'air à l'activité. Par ailleurs, François Hollande s'est engagé à respecter les engagements budgétaires pris par son prédécesseur, à savoir un retour du déficit à 3% du PIB en 2013 et un retour à l'équilibre en 2017. Certes, de nombreux doutes subsistent sur la capacité du nouveau Président à tenir sa promesse. François Hollande devra sans doute modifier son programme pour y arriver. Mais en attendant d'en savoir plus, les agences de notation, maintiennent leur note, car elles considèrent que la trajectoire de réduction des déficits n'est pas encore modifiée. C'est pourquoi Moody's vient de confirmer le triple A de la France tout en l'assortissant de la même perspective négative que sous Nicolas Sarkozy.
Effet Hollande ou pas, la baisse des taux d'intérêt à long terme est une bonne nouvelle pour la France. Elle permet à l'Etat d'emprunter moins cher sur les marchés et donc de réduire la charge de la dette alors que le budget 2012 a été préparé sur la base d'un taux moyen d'emprunt de 3,7% sur l'année. Soit un point de plus qu'aujourd'hui. L'Agence France Trésor n'a pas encore fait ses calculs pour estimer les économies réalisées. Cependant, dans le projet de loi de finance rectificatif, qui date de février, les experts évaluaient déjà les gains liés à la baisse des taux d'intérêt à 700 millions d'euros. De quoi faire passer le service de la dette prévu pour 2012 de 48,8 milliards d'euros, à 48,1. Or cette estimation était extrêmement prudente. Elle ne tient pas compte de la baisse récente des rendements et elle ne se concentre uniquement sur les effets de la baisse des taux d'intérêt à trois mois. Sur ce segment, l'économie réalisée pourrait très bien dépasser 1,4 milliard d'euros, estime un rapport récent. En ajoutant l'effet positif de la baisse des taux d'intérêt à long terme, le montant final pourrait être démultiplié. En effet, la durée moyenne des titres de dette de l'Etat est supérieure à 7 ans. |
|
|
Législatives : la gauche arriverait largement en tête |
|
|
|
|
Écrit par loréal
|
|
Mercredi, 23 Mai 2012 07:39 |
|
L'ensemble de la gauche rassemblerait 46% des intentions de vote pour le premier tour des législatives, contre 33% pour la droite, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Europe 1 et "Paris Match". Le FN obtiendrait 16% des voix.
46% de personnes interrogées disent vouloir voter pour un candidat du PS, du Front de Gauche, d'EELV ou du Parti radical de gauche. Le PS conserve sa position hégémonique, recueillant 34,5% de ces intentions de vote à gauche. Le Front de Gauche en rassemble 7% et EELV 4,5%.
Sondage réalisé selon la méthode des quotas auprès d'un échantillon de 860 personnes, interrogées par téléphone les 18 et 19 mai. |
|
Patricia Richard à la rencontre des habitants |
|
|
|
|
Écrit par loréal
|
|
Mercredi, 16 Mai 2012 06:33 |
Ce week end, Patricia Richard est allée de nouveau à la rencontre des habitants de la circonscription.
Dès samedi matin, elle était au marché de Maisons Alfort pour discuter avec les habitants. Moment de rencontres qu’apprécie
Patricia Richard, les habitants s’arrêtent pour discuter avec elle et son suppléant Xavier Cohard.
Le lendemain matin, c’est au marché de Joinville, qu’elle est allée avec Xavier Cohard rencontrer nos concitoyens. Là aussi le contact s’est bien passé, le courant passe, beaucoup de gens prennent le temps de parler avec elle, pour parler de leurs difficultés ou bien pour l’encourager. L’aprés-midi elle est allée saluer les habitants de Maisons Alfort et de Saint-Maurice qui tenaient un stand dans les brocantes des deux villes.
|
|
|
Védrine : «François Hollande a beaucoup de cartes en main» |
|
|
|
|
Écrit par loréal
|
|
Dimanche, 13 Mai 2012 08:32 |
Pour Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, l’urgence du nouveau président en matière internationale est celle du fonctionnement de l’Union européenne.
Par MARC SEMO, VINCENT GIRET (Libé)
Ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Lionel Jospin et ex-secrétaire général de l’Elysée sous François Mitterrand, Hubert Védrine, reconnu comme l’un des meilleurs experts français en relations internationales, explique les défis auxquels doit faire face le nouveau président, François Hollande.
La politique internationale a été peu abordée pendant la campagne électorale, est-ce parce qu’elle fait consensus et que François Hollande va s’inscrire dans une continuité «gaullo-mitterrandienne» ?
«Peu abordée» : cela n’a rien d’original. Dans les démocraties actuelles, les débats électoraux se concentrent presque uniquement sur les enjeux intérieurs, l’économie, la société. Mais des thèmes internationaux s’imposent par le biais de la mondialisation ou de l’Europe, par exemple le Pacte budgétaire. Mais ce n’est pas de la «politique internationale» en général, ou alors, cela porte sur des crises : Afghanistan, Sahel. Mais cela ne traduit ni désintérêt, ni forcément consensus. C’est vrai qu’il n’y a pas une opposition frontale binaire gauche-droite, mais pas vraiment non plus consensus, d’autant qu’il y a souvent des divergences à l’intérieur de chaque camp. Par exemple quand Nicolas Sarkozy, voulant rompre avec la diplomatie de Jacques Chirac, s’aligna au début sur George W. Bush. Au sein de la gauche, aussi, il y a des différences sur le degré d’intégration européenne, sur ce qu’il faut faire vis-à -vis du monde arabe, de l’Afrique, des émergents. Quant à ce que l’on appelle parfois le «gaullo-mitterrandisme», c’est tout simplement la ligne de la Ve République, un réalisme qui a évolué constamment avec le monde, mais reste fondé sur l’idée que la France doit continuer à avoir sa propre politique étrangère. Je crois François Hollande à la fois héritier conscient de cette histoire, et très libre. C’est à lui maintenant de fixer le cap.
|
|
Lire la suite...
|
|
Écrit par Aline Baldinger
|
|
Jeudi, 10 Mai 2012 01:55 |
L'impression de mieux respirer non ? j'ai tenu un bureau de vote, comme d'habitude. A 20h lors de l'annonce officielle des résultats j'ai regardé dehors, et … rien n'avait changé, les arbres n'étaient pas devenu rouges. Encore que, le sol de la cour de récréation de l'école était tout rose. Mais c'étaient les fleurs des marroniers roses. Je suis allée ensuite à la Bastille. Beaucoup, beaucoup de monde. Et ils étaient si jeunes…. Et une telle joie débordante, et des drapeaux de toutes les couleurs de tous mes pays, brandis généralement par des jeunes qui avaient dans une main un drapeau bleu blanc rouge et dans l'autre un drapeau où souvent le vert dominait avec des étoiles, des croissants de lune. Et je me suis réconciliée dans ma tête avec ces jeunes turbulents. Moi-même fille d'immigré j'avais été élevée avec chevillée à l'âme le respect et la reconnaissance envers le pays et la culture d'accueil. Pourtant fille d'immigré juif polonais, les français n'avaient pas été sans reproches pendant la dernière guerre envers la communauté d'origine de mon père. Il n'empêche mon père avait trouvé sa place ici, et il m'apprenait à trouver la mienne. J'avais donc été très choquée le jour du match France Algérie par les sifflets lancés contre la Marseillaise. J'étais restée méfiante face à ces jeunes. J'avais du coup quelques réticences sur le vote des étrangers. J'étais partagée, mon côté raisonnable savait que c'était bien, mais mon côté affectif, se rappelait cet épisode. Ceux qui avaient sifflé étaient vraisemblablement français, nés ici, alors qu'en était il de ceux qui venaient d'arriver ? Et puis dimanche soir je les ai vus heureux, appartenant sans conteste à ici mais ayant toujours des liens avec leur là -bas, revendiquant d'être riches de deux cultures, de deux langues, de deux cuisines, de deux musiques……. et les partageant sans réticences. C'était vraiment une belle soirée. Une grande journée. Vivement la suite. Aline baldinger
|
|
Mise à jour le Jeudi, 10 Mai 2012 02:01 |
|
|
|
|
|
|
Page 1 sur 45 |